Sanary, Var

Description

Sanary sur Mer
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Voyages d'Ulysse

L’intéressante situation topographique du port actuel de Sanary n’a pas laissé indifférents les colonisateurs romains.
Ils ont en effet, fréquenté le secteur dès le premier de notre ère. Un certain nombre d’observations archéologiques ont été faites depuis 1995, relayant ainsi les écrits anciens qui témoignent de découvertes à proximité immédiate du centre ville.

Marseille est fondée par des Phocéens sous le nom de Massalia et ses habitants fondent à leur tour Nice, Hyères, Sanary, La Ciotat et Agde.

Plusieurs facteurs favorables à l’établissement humain dès l’époque antique à l’emplacement de ce qui deviendra au Moyen Age, le faubourg Saint Nazaire de la ville d’Ollioules sont tout d’abord à repérer. Le site se présentait alors sous la forme d’une petite baie ouvrant au sud, en partie protégée des vents dominants soufflant du nord-ouest par la colline de Portissol. Une plage de sable en garnissait le fond, et surtout deux cours d’eau y aboutissaient. Il s’agit de la rivière La Reppe et du Vallat Daumas, qui s’y jetait au droit de l’extrémité actuelle est du port. Ces caractéristiques accueillantes ont présidé à une forte fréquentation des lieux à l’époque romaine.

Les dépôts archéologiques sous-marins du port de Sanary
Diverses découvertes isolées à proximité des côtes de Sanary témoignent de l’importance et de la diversité du trafic commercial à l’époque romaine. Les deux épaves localisées les plus remarquables sont sans nul doute le navire marchand de la fin du IIe siècle contenant des lingots de verre destinés à la refonte, découverte par Didier Burnier en 1995 au large des Embiez, et celui transportant des lingots de plomb et de laiton localisé par Frédéric Dumas en 1962 et redécouvert par Gérard Loridon en 1997, et dont deux exemplaires sont présentés au deuxième étage de la Maison Flotte.

Sanary à l'époque romaine:
Les Ier et IIème siècles sont ceux de la véritable mise en exploitation du terroir agricole de notre région. Le temps des drainages et des aménagements est terminé.

Les plaines littorales sont mises à contribution, ce qui n’empêche pas l’exploitation des petites plaines de l’intérieur des terres comme celles du Broussan (Evenos) ou de Signes.

De grandes cillas sont installées au centre des zones cultivables et regroupent en leurs seins toutes les infrastructures nécessaires à la récolte des produits agricoles mais également à leur conditionnement. Aux côtés de la partie réservée à l’habitation proprement dite, est située la partie réservée au stockage des récoltes et notamment le chai indispensable à la fermentation du raisin.

On a également découvert à proximité immédiate de ces unités d’exploitation des fours à amphores pour le transport du vin et sa commercialisation. Les secteurs amont et aval de l’exploitation sont ainsi couverts par le même exploitant : le terrain aménagé est planté de vignes et (ou) d’oliviers, le raisin et les olives sont récoltés, écrasés dans des pressoirs installés dans la villa, le jus et l’huile y sont stockés, le contenant est fabriqué sur place et la commercialisation peut alors commencer.

La deuxième moitié du Ier siècle et le début du suivant correspondent à l’époque d’extension maximale de l’habitat dispersé, qui est considéré généralement comme une conséquence de la romanisation. Malgré un processus déjà amorcé, l’habitat s’installe en plaine sans que pour autant les coteaux soient délaissés. La plupart des luxueuses villas recensées sont construites à cette période (Lagoubran, Petite Garenne à Ollioules ; Logis-Deprat, la Vernette à Sanary).

Ces créations ou selon les cas ces transformations sont permises par les substantiels revenus tirés de la commercialisation de l’exploitation de l’olivier et l’intégration de la région dans l’économie de marché du monde romain. Certains sites comme la Millière et les Picotières par exemple semblent être d’étendue et de nature plus modeste et dépendent peut-être de villae importantes. A côté de l’habitat en zone rurale, Telo-Martius (Toulon) et Tauroentum (Le Brusc) se développent.
Contact @: mazziotta.odyssea@gmail.com

Galerie

Carte

Latitude:
43.116379
- Longitude:
5.800542
A: Office de Tourisme de Sanary sur mer
B: Sanary sur Mer
A↔B:

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