L'éductour démarre à pied du port de Cayenne
Le tracé emprunte un itinéraire à travers la ville, au plus près du rivage, jusqu'à l'anse Chanton.
Si l'horaire le permet, il est possible d'organiser une visite du MCG ou du Musée Franconie.
ON peut associer des prestataires, notamment pour la restauration le midi.
A l'arrivée à l'anse Chaton, des véhicules conduisent le groupe jusqu'à l'hôtel de Montjoyeux les Vagues où une dégustation de produits locaux peut être proposée.
L'éductour démarre à pied du port de Cayenne
Le tracé emprunte un itinéraire à travers la ville, au plus près du rivage, jusqu'à l'anse Chanton.
Si l'horaire le permet, il est possible d'organiser une visite du MCG ou du Musée Franconie.
ON peut associer des prestataires, notamment pour la restauration le midi.
A l'arrivée à l'anse Chaton, des véhicules conduisent le groupe jusqu'à l'hôtel de Montjoyeux les Vagues où une dégustation de produits locaux peut être proposée.

Pourquoi ce départ?

À vivre

15
Étape(s)
0
Expérience(s) ou
Incontournable(s)
0
Circuit(s)

Pour qui ?

Les + du parcours

M'y rendre

Expériences phares

Terrain
Urbain
Distance
5km
En boucle
Non
Theme
Culture et patrimoine
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 1

Port de Cayenne

Dans le quartier dit du Vieux Port de Cayenne, la balade sur la longue digue est le lieu de rencontre des pêcheurs à la ligne et des promeneurs.

Avant la nuit, la lumière y est magnifique et la vue sur la ville et la caserne Loubère qui se refléte dans la mer vaut le détour.
A marée basse, c'est le paradis des oiseaux qui y trouvent une nourriture abondante. Sur la digue, les Guyanais viennent pêcher, seuls ou en couple ou entre amis. On peut s'y garer facilement.

La pêche en Guyane est une activité essentielle. Juste avant la grande digue a été aménagée, voilà quelques années, la grande halle de la pêche. Les artisans pêcheurs y vendent le produit de leur pêche. Les 120 navires de pêche recensés en Guyane débarquent chaque année, entre 3000 et 2000 tonnes de poissons, principalement acoupa rouge, mérou, palika, requin, loubine, machoiran, croupia...
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Étape 2

Marché de Cayenne

Trois fois par semaine, le mercredi, vendredi et samedi, la place du Coq s’anime et accueille le grand marché central de Cayenne. Laissez vos sens prendre possession des lieux : les couleurs, les odeurs et les senteurs vous guideront tout au long de votre découverte.

Tout autour d’une grande halle construite en 1907 à la grande époque Eiffel, de nombreux stands proposent les produits du terroir. Se partagent ainsi l’espace les différentes communautés de Guyane avec une forte prédominance des Hmongs installés à proximité du chef-lieu  à Cacao et Régina. Sur ces stands aux multiples couleurs, vous trouverez les produits uniques et très prisés selon les saisons : les parépous, graines de palmiers que l’on grignote à tout moment de la journée et notamment à l’apéritif, maracujas et prunes de cythère, ramboutans, dachines, pitayas, citrons verts, chadecks, manioc, herbes aromatiques diverses… La liste est longue et les étals, tout au long de l'année, sont toujours généreusement garnis.

La grande halle est le royaume des saveurs. Quelques bouchers proposent un assortiment de viande locale, des artisans vendent des objets et réalisations typiques, de nombreux stands vendent des rhums arrangés aux bons goûts de Guyane, des épices de toutes les couleurs pour toutes les préparations culinaires et, bien sûr, on peut y acheter du couac, farine de manioc grossièrement moulue qui accompagne de très nombreux plats : pimentade de poisson, fricassées de viande ou de gibier, salade…

C’est ici aussi que l’on peut déguster un bon jus pays, grignoter une spécialité brésilienne ou encore, déguster une bonne soupe asiatique. Le lieu est très prisé et il faut, quelquefois, patienter un peu qu’une table se libère. Mais, l’attente est toujours récompensée. On se régale des saveurs asiatiques qui se marient si bien avec les saveurs guyanaises.

Pour profiter du marché, il est préférable de se lever tôt : moins de monde, parking plus facile et il fait moins chaud.

Depuis quelques années, d’autres marchés ont été ouverts sur Cayenne et l’Île de Cayenne. Mais le marché central restant le lieu historique, il a su garder une authenticité que les autres n’ont pas.
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Étape 3

Fort Cépérou

Fort Cépérou : là où tout commença !
 
Dominant la ville du haut de ses quelque 360 ans, le fort Cépérou continue de porter un regard bienveillant sur Cayenne. Vestige du passé, l’ancienne redoute compte aujourd’hui encore quelques murs et un clocher restauré voilà quelques années. Point de départ de la construction de la ville, il reste un site privilégié, un témoin chargé d’histoire...
 
Si la Guyane été découverte en 1500, ce n’est qu’en 1643 que la colonisation française débuta véritablement. C’est à cette date, en effet, que la Nouvelle Compagnie de Rouen, menée par Charles Poncet de Brétigny vient s’implanter sur les côtes de la Guyane. Le 27 novembre de cette année-là, accompagné de trois cents hommes, il accoste dans l’anse d’Armire (aujourd’hui Rémire). Après deux jours de marche dans la jungle amazonienne, le groupe d’hommes arrive sur un promontoire où vit une tribu d’indiens Galibis conduite par leur chef Cépérou. Poncet de Brétigny achète la colline au roi et y installe les premiers bâtiments d’un modeste fortin.

Si le lieu a plu au Sieur de Brétigny, c’est sans doute grâce à sa position stratégique. En effet, la vue s’étendait jusqu’au nord et à l’est sur la mer et, au sud-est, sur la rivière de Cayenne. De plus, il présentait un avantage non négligeable : par sémaphore, il était possible de communiquer avec l’îlet le Père et d’être ainsi prévenu de l’arrivée de bateaux. La cruauté de Poncet attise la colère des Amérindiens qui se soulèvent. Au cours de cette guerre civile, Poncet de Brétigny perd la vie.

Quelques années plus tard, le 29 septembre 1652, jour de la Saint-Michel, les seigneurs associés à la Compagnie de la France Equinoxiale, arrivent à Cayenne avec environ huit cents hommes. Le drapeau français, hissé par les survivants de la Compagnie de Rouen, flotte toujours sur la colline de Cépérou. Le fort change alors de nom et devient Fort Saint-Michel.
La nouvelle compagnie plante une croix au sommet de la colline, dresse quelques fortifications et trace quelques rues. Pendant les vingt années qui suivent l’implantation de cette compagnie, Hollandais, Anglais et bien sûr Français se battent pour conquérir ou conserver ce point stratégique.

En 1676, les Hollandais sont maîtres de la place. Le vice-amiral d’Estrées, soutenu par Colbert, reconquiert le site lors d’une bataille restée célèbre, le 21 décembre 1676. Cayenne redevient française et le restera.

Au fils de décennies suivantes La ville s’étend et se peuple. En 1689, des fortifications, dessinées par l’ingénieur militaire Vauban, sont construites et enserrent la colline Cépérou. Au milieu du XVIIIème siècle, Cayenne compte environ mille deux cents colons blancs, cinq mille esclaves noirs et deux mille mulâtres.

Témoin de la construction et de l’extension de la ville, le fort Cépérou a connu, au fil des siècles, d’autres dramatiques événements comme l’incendie de 1888 qui ravagea une partie de la ville. Pendant les huit jours que dura cette catastrophe, la cloche du Cépérou sonna le tocsin jusqu’à se fendre. Elle est visible, aujourd’hui, au musée de Cayenne.

De ces temps reculés, le Fort Cépérou n’a gardé que quelques murs, le clocheton et une plaque commémorant la bataille de 1676. Inscrit sur l’inventaire des sites pittoresques du département le 26 février 1980, le site est idéal pour ceux qui veulent porter sur Cayenne, un autre regard.
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Étape 4

Place Léopold Héder

Place Léopold Héder et l’ancien couvent des Jésuites

L’édifice est l’un des plus marquants de la Guyane. Avec sa façade blanche, son toit en tuiles plates et sa fontaine, il est l’un des témoins essentiels de l’histoire de Cayenne et ne manque pas d’attirer l’œil des touristes. Aujourd’hui édifice classé aux Monuments Historiques, l’Hôtel préfectoral, après avoir à l’origine abrité la communauté jésuite, accueille aujourd’hui les services de l’Etat.

Les légendes ont la vie dure. Pour preuve, l’idée qu’en Guyane la communauté jésuite a été très largement présente. En fait, en un siècle de présence, on ne compte qu’une trentaine de religieux. Cette idée fausse a peut être pris racine dans les témoins architecturaux que l’ordre religieux a laissés ici et notamment leur couvent implanté dans le centre historique de Cayenne. Arrivés en 1667, sous la conduite du père Grillet, les Jésuites resteront en Guyane environ un siècle. Ils avaient alors pour mission la charge spirituelle de la colonie et notamment la conversion des Amérindiens. En 1762, la dissolution de l’ordre en France s’appliquant également dans les colonies, les Jésuites quittèrent la Guyane en 1763, laissant derrière eux diverses constructions : notamment l’habitation Loyola et surtout leur «maison» dans Cayenne.

Cette «maison», construite sur un terrain cédé en 1679 par le gouverneur de l’époque, le Chevalier de Lézy, a sans doute été à l’origine bâtie en bois et en torchis. Par la suite, la fortune de l’ordre religieux, lui a permis, entre 1749 et 1752 et sous la direction du RP Duberland de bâtir un couvent, en charpente et en briques, très largement supérieur à ce que l’on trouvait à Cayenne et plus largement sur toute la Guyane. Long de 128 pieds et large de 38 pieds*, il a été conçu comme un grand U ouvert sur la mer. Seul y résidait le supérieur et un religieux et la taille de l’édifice permettait d’accueillir de nombreux visiteurs.

Hôtel du Gouverneur

Au départ de l’ordre religieux, les administrateurs de la colonie s'installent dans le bâtiment. Devenu Hôtel du Gouverneur, l’ancien couvent accueillera gouverneurs et officiers et les pièces seront recloisonnées pour recevoir de nouveaux occupants.
Depuis sa construction, différents travaux ont été exécutés. Les plus importants concernent la toiture : les bardeaux sont remplacés par des tuiles mécaniques, puis en 1960 par des bacs acier de couleur rouge ; un balcon en fer forgé, permettant au Gouverneur de saluer la population, est construit en façade ; une horloge, toujours visible, est positionnée sur le fronton. Mais, la plus grande transformation concerne l’aspect même du bâtiment : en 1925, le Gouverneur Chanel décide de faire construire, en façade, une galerie sur toute la longueur de l’édifice. Treize colonnes de style dorique servent de supports à un large balcon donnant sur la place de Grenoble, aujourd’hui rebaptisée place Léopold Héder.

Indissociable de l’hôtel, la fontaine qui doit son nom à Tardy de Montravel, 41ème gouverneur de la Guyane, a été inaugurée en avril 1867 et témoigne des travaux d’adduction d’eau menés par l’ingénieur Lallouette, depuis le Rorota jusqu’au Fort Cépérou.
En 1985, d’importants travaux de rénovation sont lancés, notamment sur l’aile est, et surtout sur l’ensemble de la charpente. Toute la toiture est ainsi reprise et les bacs aciers sont remplacés par des tuiles plates.

Patrimoine historique de la Guyane, témoin des siècles passés, l’hôtel préfectoral est classé Monument Historique depuis un arrêté d’août 1978. Un classement élargi en mars 1999 à l’ensemble de la place Léopold Héder.
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Étape 5

La Poudrière

La poudrière de Cayenne

La première poudrière de Cayenne avait été construite au centre du fort Cépérou, premières fortifications de la ville. Une seconde fut édifiée dans une zone moins accessible aux boulets de canon ennemis, en 1865, entre le littoral et la hôtel du gouverneur, ancien couvent des Jésuites, et aujourd’hui Hôtel préfectoral classé monument historique.

De construction Vauban, l’édifice est inscrit aux Monuments Historiques. Une porte blindée en permet l’accès. De forme rectangulaire, la poudrière possède des murs larges de 1,3 m. Elle comporte six parties bien distinctes : un vestibule, un dépôt de 20 m sur 6 m, une coursive qui ceinture le dépôt, la chambre reliée au dépôt, deux ouvertures (une cheminée et une fenêtre) et deux contreforts qui protègent l’entrée sud-est. 

En parfait état, la poudrière a été transformée en lieu de culture et accueille régulièrement des expositions. Des aménagements extérieurs ont également étaient fait, permettant les manifestations culturelles en plein air.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 6

Anse de l'Hôpital

Située derrière l'ancien hôpital Jean Martial, la petite plage est au coeur même de la ville. On y vient pour farnienter, profiter du paysage marin, observer les oiseaux ou pique-niquer à l'ombre des amandiers qui apportent l'ombre indispensable pendant les grosses chaleurs. 
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Étape 7

Place des Palmistes

Emblématique de Cayenne, la place des Palmistes est véritablement le cœur de la ville. Vaste de 3 hectares, elle a changé de nom trois fois depuis sa création. D’abord Grande Savane, en 1821, elle a été rebaptisée place de l’Esplanade avant de prendre son nom actuel. Un nom qu’elle doit aux centaines de palmiers royaux qui y sont plantés.

A une époque lointaine, on dénombrera pas moins de 456 palmiers, dont un spécimen rarissime de palmier à deux têtes, le palmier bifide. 
C’est en 1834 que les palmiers royaux, Roystonea oleracea, endémiques du Vénézuela et de la Caraïbe furent introduits en Guyane. Sous l’impulsion de préfet Vignon, en 1946, d’autres palmiers provenant du secteur de l’Approuague où ils avaient été introduits, ont remplacé les palmiers manquants. Entre 20011 et 2013, sous l’impulsion de la mairie de Cayenne, 340 nouveaux palmiers ont été plantés.

L’intégralité de la place est classée Monument historique.
En 1957 un monument à la gloire de Félix Eboué, a été érigé. Homme politique né à Roura en 1884 il s’est investi dans les luttes idéologiques menées au cours du siècle dernier. Grande figure politique de l'Outremer, il joua un rôle essentiel dans la conférence de Brazzaville, en 1944, sur la réflexion menée par la France à l’égard de ses colonies. Un peu plus loin, pour commémorer le centenaire de la Révolution française, un buste de Marianne a été érigé en haut d’une colonne. Pour la petite histoire, cette statue fut nommée “La reine Charlotte” en hommage à Charlotte Corday qui avait assassiné Marat.

Les Palmistes, sont chaque année le théâtre de la folie carnavalesque qui envahit les rues de Cayenne pendant plusieurs semaines. Tous les dimanches de carnaval et pendant les jours gras, on s’y retrouve pour défiler, regarder, boire un verre, et profiter de ce moment exceptionnel de convivialité.

C’est aussi sur cette place que se trouve un établissement incontournable de Cayenne : le bar des Palmistes construit à partir de 1890. Enfin, faisant l’angle entre la rue de Rémire et la rue Malouet : la bibliothèque et le musée Franconie à visiter toute l’année.
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Étape 8

Musée Franconie

Voyage insolite dans le passé

Détour obligatoire pour les touristes et passage incontournable des élèves de Guyane, le Musée Local de Cayenne est tout à la fois un livre d’histoire et de sciences que l’on peut feuilleter sans modération. Désuet et charmant, il offre aux visiteurs un voyage dans le temps, à travers la Guyane, son histoire, sa faune, sa flore. Petite visite guidée…

C’est le succès remporté par le pavillon de la Guyane lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900, qui incite le gouverneur par intérim de la colonie, Emile Merwart, à créer un musée local. Son but : montrer les richesses patrimoniales, culturelles et environnementales de la Guyane. Un premier musée, installé sur la colline de Cépérou, avait été détruit lors que grand incendie de 1888 qui ravagea une partie de Cayenne. L’arrêté du 18 septembre 1901 institue donc le musée local dans l’immeuble Franconie, une magnifique maison rachetée en 1885 par l’administration locale à une famille de négociants et aujourd’hui inscrite à l’inventaire des monuments historiques
Il ouvre ses portes officiellement le 15 octobre de cette même année, lors de la fête communale de Cayenne. Les visiteurs découvrent les premières collections, constituées en partie de tableaux réalisés par le frère du gouverneur, Paul Merwart. Au fil des ans, le musée s’enrichit de nouveautés, notamment grâce à des dons de la population. Petit à petit il prend son aspect actuel : tout l’espace est utilisé et l’on circule allègrement entre une collection de timbres ou de monnaies, des squelettes d’animaux, en passant par des gravures du bagne, une collection de poupées créoles ou l’atelier du parfait taxidermiste. Hétéroclite est sans doute l’adjectif qui lui colle le mieux.

Deux étages à découvrir

Le rez-de-chaussée est en grande partie consacré à la faune et à la flore de Guyane : mammifères et oiseaux empaillés, reptiles et insectes, trouvent leur place dans des vitrines de l’époque et le visiteur, accueilli par un magnifique spécimen de caïman noir, découvre en quelques minutes les richesses faunistiques et floristique de la Guyane. En attente de restauration, une très belle collection d’insectes viendra compléter le tableau. Archéologie et ethnologie se partagent l’étage. Le passé colonial de la Guyane s’y expose en quelques pièces : maquettes, gravures, costumes et objets divers…

Les têtes décapitées de «bandits» tel D’Chimbo et autres bagnards, qui ont très largement contribué à attirer un public curieux de sensations morbides, ont été retirées de l’exposition depuis longtemps déjà. Le musée a malgré tout conservé quelques curiosités : porcelet à tête d’éléphant, chien à deux têtes, crapauds et batraciens divers, poissons, crustacés ou serpents nagent ainsi toujours dans des bocaux remplis, non pas de formol, mais de rhum. A découvrir également, le fameux palmier bifide qui, après avoir fait la une de journaux du début du siècle dernier et une fois sa vie achevée, a quitté la place des Palmistes pour s’installer définitivement dans une des salles du musée. Dans la pièce consacrée au bagne, à l’étage, aux côtés de gravures et de caricatures originales, quelques objets insolites attirent le regard : une barque, construite en toile par un bagnard pour se faire la belle et un crucifix sculpté dans un os de machoiran et que l’on attribue à Francis Lagrange.
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Étape 9

Cathédrale Saint Sauveur

Saint Sauveur, la seule cathédrale de Guyane

A l’origine, l’ancienne église de Cayenne était construite sur la place d’armes, à l’emplacement de l’actuelle Chambre de Commerce et d’Industrie. C’est en 1823 que le révérend Père Nicolas Guiller, Préfet apostolique et le baron Milius, administrateur de Guyane, décident la construction d’une église plus grande. Les travaux conduits par Monsieur Victor Toubi, ingénieur des Arts et Métiers, démarreront en 1832 et s’étaleront jusqu’en 1833.

Vaste édifice de 65 mètres de long pour une largeur de 29 mètres la cathédrale de Cayenne a vu, au fil des années, son aspect évoluer et a donc connu plusieurs rénovations et améliorations : les vitraux sont réalisés en 1874, le confessionnal, l’autel, la chaire en bois de wacapou provenant de la chapelle de pénitencier de l’Ilet la Mère sont mis en place en 1876, l’horloge du clocher porte, quant à elle, la date de 1871. De 1873 et 1887, le Préfet apostolique de l’époque, Ambroise Emonet, fait placer les actuelles fenêtres basculantes aux vitraux géométriques.

En 1952, à la demande de l’évêque de Guyane, Monseigneur Alfred Marie, l’église est agrandie par un cœur polygonale en béton armé, l’ancienne couverture est remplacée par des bacs acier de couleur verte. Plus tard, en 1985 et 1986 d’importants travaux de réfection et de traitement des plafonds en bois sont exécutés. Le parquet, mangé par les termites, est remplacé ; les couvertures collatérales sont reprises et certains enduits sont réparés.

En 1992, les grandes orgues, une fois restaurées, ont retrouvé leur place et, la dernière réhabilitation date de 1999. Le clocher et la flèche qui menaçaient de s’effondrer ont été remis en état, permettant aux cloches, qui s’étaient tues depuis une décennie, de résonner de nouveau dans le ciel de Cayenne. 

Seule cathédrale de Guyane, elle a été restaurée à l’identique aux début des années 2000, 172 ans après la pose de la première pierre.
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Étape 10

Place des Amandiers

Avec son kiosque à musique, la place des Amandiers un lieu prisé des Cayennais. Planté d'amandiers, ces arbres offrant ombre et fraîcheur, la place est une des étapes des Rivages de Cayenne.

On y vient pour jouer à la pétanque ou, certains soirs, aux dominos ; on y accompagne les enfants en bas âge pour profiter de l'aire de jeu ; ou on s'installe tout simplement sur un des bancs pour contempler la mer et observer la faune avicole.

La plade des Amandiers est située à deux pas de la place des Palmistes, en plein centre ville. C'est aussi pour cette raison que dès 16 heures, elle vit et s'anime jusqu'à tard le soir.
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Étape 11

Musée des Cultures Guyanaises

Un lieu de culture au cœur de la ville

C’est dans une très belle demeure créole datant du de la fin du XIXe siècle que le Musée des cultures guyanaises est installé depuis 26 ans. Derrière la façade bleue et crème de la rue Madame Payé, des expositions sont régulièrement proposées, autour de thèmes variés toujours en rapport avec les multiples facettes des cultures de Guyane.

Le musée est une étape incontournable pour tout visiteur qui veut s’imprégner des cultures guyanaises. La beauté de cette maison typique vaut à elle seule le détour. Après une balade dans la ville, une petite halte ici permet de profiter des bienfaits de cette architecture vernaculaire qui a su si bien imaginer des maisons naturellement bioclimatiques.

Edifiée en 1870 par une famille d’orpailleurs, la demeure, typique de l’architecture traditionnelle créole en milieu urbain, a été conçue en bois avec un remplissage en briques et en torchis, et un enduit à la chaux. Le plan général affecte la forme d’un U et présente un corps de bâtiment sur rue avec balcon et menuiseries caractéristiques des maisons créoles.

Côté jardin, les espaces intérieurs sont reliés par des coursives qui donnent accès aux salles d’exposition. Un jardin, planté d’espèces végétales et ornementales, agrémente le rez-de-chaussée.

Missions et actions

Le Musée des cultures guyanaises est une antenne de la Collectivité territoriale de Guyane, ayant statut d’Établissement Public Administratif depuis mai 1997. Il fait suite au Bureau du patrimoine ethnologique, association de préfiguration créée en 1989 par le Conseil Régional de la Guyane.

L’établissement a pour objectif d’accomplir les missions de sauvegarde, de conservation, de diffusion de la connaissance et de valorisation du patrimoine culturel de la Guyane qui lui sont confiées par la collectivité de rattachement.

Les collections matérielles, iconographiques et documentaires conservées témoignent de l’histoire et de la culture des différents groupes socioculturels présents en Guyane : les Amérindiens, Créoles et Bushinengé, mais aussi les populations d’immigration récente. Elles proviennent de campagnes de collecte réalisées sur l’ensemble du territoire, à partir de 1988. Les collections sont régulièrement enrichies au gré des opportunités (dons, achats, ventes aux enchères, …). Elles sont accessibles au public à travers des expositions temporaires. Les dimensions des salles ne permettant pas une exposition permanente, les thématiques abordées sont d’autant plus approfondies.

Le musée dispose aussi d’un centre de documentation doté d’un fonds spécialisé sur les cultures et sociétés présentes en Guyane et, par extension, sur le plateau des Guyanes et le monde caribéen.
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Étape 12

Anse Nadeau

Situé au bout de la rue Nelson Mandela, cette petite placette s'ouvre sur l'anse de Nadeau. On y aperçoit, sur la droite, la pointe Buzaré et sur la gauche la place des Amandiers.

Un monument y a été érigé symbolisant la libération des esclaves.

A proximité de la placette, un carbet a été aménagé.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 13

Pointe Buzaré

Bel espace aménagé par le Conservatoire du Littoral, la pointe Buzaré fait partie des Rivages de Cayenne. Des petits carbets y ont été construits, des  bancs installés, et cette pointe rocheuse qui s'avance sur la mer est un lieu d'observation des oiseaux. On y aperçoit la colline de Montabo et la place des Amandiers et pourrait constituer une belle étape d'un futur sentier du littoral.
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Étape 14

Anse de Châton

Propriété du Conservatoire du Littoral, l'anse de Châton compose une des étapes des Rivages de Cayenne. Situé tout au début de l'avenue Pasteur, à l'entrée de Cayenne ville, cet espace a été aménagé pour la détente. Des bancs y ont été installées et le panorama sur la mer permet d'apercevoir la colline de Montabo toute proche.
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Étape 15

Maison de l'Artisanat - Gadepam

La Maison de l’artisanat traditionnel et des produits naturels de Guyane est  un lieu de rencontre, d’échange et de valorisation des savoir-faire traditionnels de Guyane. Elle est un lieu incontournable pour les visiteurs et touristes qui veulent découvrir le travail des artisans de Guyane. On passe la porte de la petite maison créole de la rue Pichevin pour rapporter des souvenirs et des cadeaux que l’on veut offrir ou s’offrir.
 
Gérée depuis de nombreuses années par l’Association GADEPAM, la boutique propose aux visiteurs un espace d'exposition-vente d'articles d’artisanat de qualité, produits par les différentes communautés traditionnelles de Guyane, amérindiennes et bushinengue.
 
GADEPAM, association pour l’étude et le développement des plantes à usage traditionnel en Guyane, joue le rôle de passerelle entre les communautés, les collectivités, les acteurs de la recherche et de la société civile. A travers ses activités de valorisation des produits naturels, artisanaux et traditionnels issus des savoirs et savoir-faire locaux, elle contribue à la préservation et à la promotion d’un patrimoine culturel et naturel d’exception, et participe ainsi au développement durable de la région.
 
En créant cette boutique solidaire, en 2005, GADEPAM propose une reconnaissance du travail des dizaines d’artisans issus des communautés de Guyane. Travail des perles, du bois et végétaux divers, de pigments naturels… Tout dans la boutique est imaginé, créé par des hommes et des femmes qui perpétuent ainsi une tradition vieille de plusieurs générations.
 
Une borne interactive est à disposition des visiteurs pour visionner des vidéos sur la confection de tel ou tel objet. Enfin, régulièrement, des ateliers sont organisés sous la forme de samedis solidaires : ces ateliers proposent une initiation à la pratique artisanale selon les techniques traditionnelles : vannerie, gravure sur calebasse, peinture ou sculpture sur bois, etc... et la rencontre avec les artisans qui participent à la démarche solidaire de GADEPAM.