Tout au long de son histoire, l’ Arade, fleuve qui baigne la ville de Silves, a toujours été étroitement lié à son développement. Les plus anciens témoignages datent du VII AC (septième siècle Avant Jésus-Christ), et peuvent se trouver au Cerro da Rocha Branca. Les traces qu’on y peut observer révélént l'existence des échanges avec d'autres cultures de la Méditerranée et un système de défense inhérent aux fonctions d'un poste commercial . Silves, en tant que ville portuaire, atteint son apogé dans la période de l'occupation musulmane, entre les huitième et treizième siècles. Les sources de l'époque identifient Silves comme un port, important par son chantier naval d’où l’on exporte du bois. Après la conquête chrétienne, le port de Silves enregistre un intense trafic et, au XIIIe (treizième) siècle, devient propriété de l'Ordre de Santiago. À la fin du XVIe (seizième) siècle, l'ensablement de l’ Arade marque le debut de la perte de son importance en ce qui concerne les itineraires de l'Atlantique et de la Méditerranée. Pourtant, la croissance de l'industrie du liège, qui se vérifie à la fin du dix-neuvième siècle jusqu'au milieu du vingtième siècle, donne un nouvel élan à la circulation fluviale. Aujourd’hui, on envisage un rôle préponderant du fleuve, dans la vie turistique et culturelle la ville, associé au développement du port commercial de la ville voisine de Portimão et à l’intêret croissant des touristes.