Ce parcours démarre au dégrad du pont du Mahury en bateau
Remontée du fleuve
Tour de l'île du Grand Connétable
Escale à l'îlet la Mère pour le repas de midi (pique-nique à prévoir avec un prestataire traiteur)
Tour de lîle à pied
Retour à Dégrad des Cannes
Prévoir véhicules
Visite de l'usine Délices de Guyane
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L'Odyssée - Matoury

Étape 1

Départ du débarcadère de Stoupan sur le fleuve Mahuri

Départ du débarcadère de Stoupan sur le fleuve Mahuri
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L'Odyssée - Roura

Étape 2

La crique Gabriel

Point de départ de la balade vers l’océan et ses îles, ou vers Fourgassier et la Comté, Roura, petit village des bords de l’Oyack et fondé par les Jésuites, est la plus grande commune du Centre Littoral.

Sur la rive droite du Mahury, la crique Gabriel est un petit paradis de la biodiversité guyanaise. Une première immersion en Amazonie. A bord d’un canoë-kayak ou d’une petite coque alu, elle se remonte jusqu’à un marais. A proximité de l’île de Cayenne, elle est sans doute la plus visitée du territoire.
 
A l’origine, le cours d’eau était peuplé par les Amérindiens Arouas, aujourd’hui disparus. C’est d’ailleurs de leur toponyme qu’a été construit le nom de Roura. A partir des débuts de la colonisation, avec l’arrivée des Jésuites, le site est mis en valeur, la crique prend le nom de Racamont ou encore Touréné.
 
Le petit cours d’eau va changer de nom suite à un épisode dramatique lié à l’histoire esclavagiste de la Guyane.  Menant une rébellion en 1712, un esclave du nom de Gabriel prend la tête d’un groupe de Marrons travaillant sur les ateliers de la colonie. Il les mène au pied d’un grand fromager, sur les hauteurs de la montagne de Kaw. Pourchassés par les membres de la milice, menée par un certain Kerkhone, le groupe est capturé. En échange d’un retour sur les terres de leurs propriétaires, la majorité obtient une grâce. Tous, sauf Gabriel, meneur de la révolte. Il parvient donc à s’évader mais finit par être rattrapé. Il se noie dans les marais. Ce drame a marqué les esprits et son nom fut  alors donné à la grande colline qui domine le marécage et d’où coule la crique Ra camont qui deviendra Crique Gabriel.
 
De nombreux prestataires touristiques proposent des balades sur ce charmant cours d’eau. On peut aussi y aller en autonomie, le mieux étant de choisir le canoë ou le kayak, moins bruyant que les embarcations à moteur, et donc mieux adaptés si on veut observer la faune et l’avifaune. Autre conseil, bien vérifier les horaires des marées, car la proximité de l’océan influence les courants sur la crique.
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L'Odyssée - Remire-Montjoly

Étape 3

Mahury : premier site d’arrivée des Européens

Le Mahury borde l’île de Cayenne sur son rivage sud. De son embouchure jusqu’au pont construit au début des années 90 et qui permet de rejoindre Roura et les marais de Kaw, il garde son nom et devient ensuite l’Oyack. 

C’est par ce fleuve que les premiers colons sont arrivés en Guyane. Au pied de la montagne portant le même nom, ils accostèrent sur un site qui prendra le nom d’Armire, pour devenir plus tard, Rémire. Là, ils découvrirent que le lieu étaient habités par une importante colonie d’indiens qui prénommèrent Galibis, sans tenir compte du nom qu’ils revendiquaient : Kali’na tilewuyu, c’est-à-dire “les vrais Kali’na”.
Sur les plages qui bordent le fleuve de nombreuses traces attestent de leur présence : polissoirs, des tessons de céramiques ont été mis au jour sur la plage de Gosselin, plus à l’intérieur, de nombreuses roches gravées…

Les navigateurs qui, dès le XVI ont traversé l’Atlantique pour rejoindre ces terres d’Amérique se repéraient grâce aux reliefs de la Guyane et aux îles, notamment le Grand Connétable, reconnaissable grâce à sa couleur blanche due aux déjections de nombreux oiseaux qui y nichent. Avant que les navires ne mouillent devant Cayenne, c’est donc ici qu’ils accostaient, au bord du Mahury. Le site devait être particulièrement propice puisque des siècles plus tard, c’est ici que le port de commerce de Dégrad-des-Cannes fut construit.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 4

La mangrove du littoral à l'embouchure du Mahury

Formations végétales qui se développent sur les littoraux tropicaux, les forêts de mangroves en Guyane sont présentes sur plus de 92%  du littoral guyanais, pour une surface estimée à 50.000 hectares. Véritable rideau végétal mouvant, la mangrove côtière est soumise au flux incessant des marées et leur existence est fortement liée aux bancs de vase qui se déplacent d’est en ouest le long du rivage, poussés par le courant équatorial, lui-même engendré par les vents alizés. La mangrove d’estuaire est quant à elle plus stable et plus riche en espèces végétales.

Le long des berges du fleuve, on peut donc apercevoir outre les trois espèces de palétuviers (rouge, gris et blanc), d’autres arbres, comme le moutouchi-rivière caractéristique grâce à ces grands contreforts et quelques palmier comme le palmier-bâche ou le palmier-pinot, qui porte également le nom de wassaï ou açaï et donne un fruit très prisé que l’on transforme en jus.
La végétation de la mangrove littoral est uniquement composée de palétuviers, seules espèces végétales pouvant survivre à l’immersion complète, donc asphyxiante, causée par les marées. En effet, ces arbres développent des petites racines respiratoires, les pneumatophores, qui se développent à la surface de l’eau.  Le terrain très instable sur lequel ces arbres poussent expliquent également le développement, notamment pour le palétuvier rouge, de grandes racines, véritables étais qui leur confèrent leur stabilité.

Complètement adaptés à ce milieu aquatique, les palétuviers rouge, contrairement à la majorité des arbres qui perdent leurs graines permettant la germination au sol, ont leurs graines qui germent sur l’arbre, des graines qui une fois relâchées sont transportées par les courants jusqu’à ce qu’elles atteignent un banc de vase où elles pourront s’implanter.

La mangrove côtière forme un écosystème fort intéressant et constitue un véritable trait d’union entre le milieu marin  et le milieu terrestre. Pauvre en espèces végétales, c’est par contre une nurserie pour la faune sous-marine qui y trouve une grande quantité de nutriments rejetés par les palétuviers : les crevettes et autres crustacés, les mollusques, les crabes, les poissons, le plancton… et cette profusion explique aisément la présence d’une avifaune importante, comme des aigrettes, des limicoles, des hérons, des sternes et autres mouettes. Et bien sûr, le plus emblématique de tous : l’ibis rouge.

Cette forêt qui bouge modifie considérablement les paysages côtiers. Il y a quelques décennies par exemple, Cayenne était envahie de mangrove. La mer n’était plus visible jusqu’à ce que les palétuviers finissent par disparaître. La nature sera toujours la plus forte et le phénomène d’envasement qui est observé actuellement sur les rivages de l’île de Cayenne laisse-t-il entrevoir la réapparition de la mangrove ?
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 5

Île du Grand Connétable

La réserve naturelle du Grand Connétable compte deux îles : le Grand et le Petit Connétable. A environ 17 kilomètres au large de l’estuaire du fleuve Approuague, elle est une zone d’une grande richesse faunistique et surtout avifaunistique. On y observe des mérous géants, des tortues marines, des raies, des dauphins et surtout des oiseaux marins : sternes, mouettes, frégates, noddis…

Historiquement, l’île du Grand Connétable est remarquable car elle constituait, dès le XVIIe siècle, un amer pour les navires venant d’Europe après plusieurs semaines de traversée. Ce gros rocher en pain de sucre, couvert de fientes d’oiseaux était repérable de loin grâce à la couleur blanche donnée par les déjections des oiseaux.

Plus tard, l’île deviendra un lieu d’exploitation d’une compagnie américaine qui a su mettre à profit la découverte d’un géologue, en 1850, mettant en avant la possibilité d’utiliser les phosphates minéraux pour la fabrication de fertilisants agricoles.
L'île, couverte de guano, devient  une mine à ciel ouverte et au bout de deux décennies d’exploitation sa physionomie en sera transformée : le sommet d’origine est arasé et devient un plateau circulaire avec un pic de 50 mètres. A l’époque, une centaine d’ouvriers y travaillent. Des bâtiments y  sont édifiés. Il n’en reste aujourd’hui que quelques ruines.

Bien sûr, cette forte présence humaine a éloigné pour de nombreuses années, les milliers d’oiseaux qui venaient y chercher des lieux de nidification. Depuis la fin de l’exploitation du phosphate, voilà plus d’une centaine d'années, les oiseaux sont revenus, pour certaines espèces, assez timidement, et la mise en protection de l’île permet aujourd'hui à de nombreuses espèces de venir y nicher.

Les îles du Grand et du Petit Connétable présentent un intérêt écologique international : ce sont les seules îles permettant d’accueillir plusieurs espèces d’oiseaux marins entre l’Orénoque, au Vénézuéla et l’Amazone au Brésil. Mais, impossible pour les visiteurs de poser le pied sur l’île du Grand Connétable  : l’accès en est interdit pour préserver la faune. On peut, par contre, en faire le tour et admirer le balai des oiseaux marins qui y nichent :  la frégate superbe, la sterne de Cayenne, la sterne royale, la sterne fuligineuse, le noddi brun et la mouette atricille.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 6

Îlet la Mère

Située à 11 kilomètres de la Marina de Dégrad-de-Cannes, l’île la Mère est la plus grande des îles dites de Rémire. Le Père, l’Enfant Perdu et son phare, le Malingre et les Mamelles constituent ce groupe d’îles intégrés au territoire administratif de Cayenne.

Propriété du Conservatoire du Littoral depuis 2000, tout comme les autres îles de Rémire, l’îlet la Mère compte 55 hectares de surface protégée. Seule île accostable, on y trouve les traces d’une occupation très ancienne : roches gravées et polissoirs attestent d’une présence amérindienne.

La Mère, aux débuts de la colonisation, a été déffrichée pour accueillir une compagnie de Jésuites. Ils y pratiquèrent l’élevage à l’aide d’une main d'œuvre servile. Plus tard, les religieux accueilleront des lépreux qu'on avait l'habitude de reléguer dans les  lieux éloignés. 

En 1852, on y fonde un des premiers établissements pénitentiaires. Le bagne arrive en Guyane et ce sont les 600 bagnards présents en permanence, renouvelés à chaque épidémie de fièvre jaune, qui ont bâti un véritable village autonome. Quelques vestiges, notamment un robuste quai construit en moellon de granite, puits, clocher, murets, témoignent encore de ce passé douloureux. Le bagne de l’îlet la Mère fermera en 1875. 


Beaucoup plus tard, l'Institut Pasteur y a implanté un élevage de singes saïmiris, dans le cadre des recherches menées contre le paludisme. L’élevage a fermé ses portes à la fin des années quatre-vingt-dix, et les singes vivent aujourd’hui en totale liberté, n'hésitant pas à venir chaparder la nourriture des visiteurs. La consigne, pour éviter leur dépendance et du même coup l'agressivité dont il pourraient faire preuve, est de ne pas les nourrir. Par contre, il est très facile de les photographier car ils ne sont pas farouches et sont particulièrement curieux.

Un prestataire permet de s’y rendre, au départ de Roura ou de la Marina de Dégrad-des-Cannes. Sur place une balade et une découverte de l’île, longue de 1,2 kilomètres, est possible En effet, une sentier a été aménagé en 2007 par le Conservatoire du Littoral. Il faut compter environ 1h30 pour en faire le tour et un autre chemin permet également de la traverser en passant par les crêtes. Il faut alors compter 1h15 supplémentaire. On peut donc passer fort agréablement une journée entière sur cette très belle île. Par contre, il est impossible d’y dormir. La nuit, elle n’appartient qu’aux animaux, oiseaux et insectes qui y vivent.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 7

Le Bagne de l'îlet la Mère

Grâce à ses 11 km de distance de la côte, l’îlet la Mère a toujours été convoité. La présence, sur la plage, de polissoirs, attestent d’un peuplement amérindien, même s’il est impossible de le dater. Les Jésuites, par la suite, en prirent possession et y construirisent une léproserie.

Avec la décision de Napoléon III de faire de la Guyane une terre de bagne, de nombreux établissements pénitentiaires sont sortis de terre sur tout le territoire. L’îlet la Mère n’échappe par à la règle et, en 1852, les premiers déportés y furent conduits. Peu de temps après, ils seront rejoints par d’autres condamnés : récidivistes, interdits de séjour, condamnés à la réclusion ou aux travaux forcés, venant tous des autres établissements pénitentiaires de Guyane.

Une quinzaine de bâtiments y ont été construits et pouvaient accueillir jusqu’à 600 forçats. Outre les quartiers des condamnés, une église et un hôpital y ont été érigés. Un hôpital qui ne permettra pas d’enrayer une épidémie de fièvre jaune qui va décimer la population de l’île et qui conduira à la fermeture du site vingt ans après son ouverture.

Quelques années plus tard, grâce à l’opiniatreté d’une femme de bagnard dénommé Duez et qui avait obtenu la concession,  l’île sera transformée en ferme moderne. Sous les ordres de cette femme à poigne, une vingtaine de bagnards ont valorisé le site en terre agricole. Il en reste quelques arbres fruitiers. La ferme fonctionnera de 1923 à 1933. Cet établissement agricole a, durant ses dix ans d’existence, alimenté Cayenne de produits frais locaux notamment des bananes, mangues, avocats, sapotilles, mais aussi des fruits et légumes d’Europe : des haricots verts, des carottes, des salades et bien d’autres encore. La ferme pratique également l’élevage : cochon, bétail, poules et canards...

Aujourd’hui, outre la digue, il reste quelques vestiges de cette période : l’église et son clocher, l’hôpital et les bâtiments,
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 8

Institut Pasteur

Le 7 décembre 1940, l'Institut Pasteur de la Guyane Française et du Territoire de l'Inini ouvrait ses portes au 19 rue Victor Schœlcher à Cayenne. L’année suivante, un inventaire exhaustif des pathologies infectieuses humaines locales était entamé. Un laboratoire d’analyses médicales est créé en 1942 et, en 1946, année de la départementalisation, l'organisme devient l'Institut Pasteur de Guyane.

Un travail conséquent est mené depuis cette date, sur plusieurs fronts : entomologie et lutte anti-vectorielle, lèpre… En 1966, l’IGP commence ses premiers travaux de recherche en virologie, notamment sur les virus transmis par les moustiques. Un laboratoire de virologie est ainsi créé.

1977 marque le démarrage d’un programme de recherches sur la mise au point d'un vaccin anti-paludique et c’est le singe-écureuil, Saïmiri sciureus qui est choisi comme modèle expérimental car sensible aux Plasmodi humains.

Un premier élevage dans des enclos fermés et sur le site même de l’IGP est lancé et trois ans plus tard, l’Institut Pasteur de Guyane choisit le site de l’îlet la Mère pour implanter son élevage de singes saïmiris en conditions naturelles.

Jusqu’en 2001, l’organisme va poursuivre son travail mais les programmes de recherche sur les vaccins sont
abandonnés du fait des nombreuses contraintes apparues dans le domaine de l'expérimentation animale chez le primate. L’institut Pasteur se retire donc de l’îlet la Mère laissant sur place des centaines de saïmiris qui y prospèrent depuis bientôt 20 ans. 

Les singes-écureuils qui peuplent l’île ne sont absolument pas farouches car habitués à l’homme. Ils n’hésitent donc pas, de manière très envahissante, à participer à votre pisque-nique. Les recommandations du Conservatoire du Littoral, propriétaire du site, sont très claires : il est interdit de les nourrir car le risque qu’ils ne parviennent plus à se nourrir eux-mêmes est bien réel.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 9

Sentier du tour de l'îlet la Mère

Le Conservatoire du Littoral, propriétaire du site depuis 2005, a aménagé en 2008 un sentier de 3,5 km qui permet d’en faire le tour. Dès l’arrivée, le débarcadère massif est un premier témoin de la présence d’un établissement pénitentiaire sur l’île. Ce type de vestige n’est aujourd'hui visible qu’aux îles du Salut ou à la montagne d’Argent, à l’embouchure de l’Oyapock.

Idéalement, il faut entamer la balade par la gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre. Les premières structures rencontrées sont les anciens carbets de l’Institut Pasteur qui y avait ouvert un élevage de singes saïmiri dans le cadre de ses recherches contre le paludisme. Cet élevage, fermé au début des années 2000, explique la forte présence de ces petits primates sur l’île. Attention, ils ne sont pas farouches et n’hésiteront pas à l’heure de votre pique-nique à sauter sur votre table pour vous voler votre repas.

Le chemin se poursuit le long de la côte et permet d’observer quelques arbres remarquables par leur taille : manguiers et mombins dont les fruits à la saveur subtile sont très prisés, et également d’immenses fromagers caractéristiques par leurs contreforts.

Depuis le nord-ouest de l’île on aperçoit l’îlet le Père et de l’autre côté, ce sont les Mamelles que l’on peut apercevoir. D’ici, il est possible, selon la saison, d’apercevoir des tortues vertes qui viennent brouter  les herbiers marins présents sur ce défilement rocheux. Également friant de cette nourriture, les lamantins affectionnent particulièrement les îlets de Rémire.

Le tour de l’île dure environ 1h30. A ce temps, il faut ajouter un détour d'environ 1h15 si on grimpe au sommet de l’île par le chemin des crêtes qui conduit aux vestiges d’un sémaphore et offre un très beau panorama sur le marais de Kaw.

La fin de la balade conduit sur une petite plage où quelques rochers portent la trace de polissoirs amérindiens.

Bien sûr quelques règles élémentaires sont à respecter ici : il est notamment interdit de nourrir les singes, de dormir sur l’île et, si il faut rester sur les sentiers balisés.
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L'Odyssée - Cayenne

Étape 10

Port de Dégrad-des-Cannes

Situé sur la commune de Rémire-Montjoly, à l’embouchure du fleuve Mahury, le port de commerce de Dégrad-des-Cannes a été construit en 1974. Avant cette date, les navires étaient dirigés au port de Cayenne. Arrivé à saturation, celui-ci est vite devenu sous-dimensionné. Le site de Dégrad-des-Cannes est alors choisi, le terme « dégrad » désignant, en Guyane, un lieu de mise à l'eau de chargement et de déchargement d'embarcations.

L’accès se fait par un long chenal de 15 km et de 120 mètres de large. Du fait des phénomènes d’envasement du littoral guyanais, il doit en permanence être entretenu par un dragage, 24h/24. On aperçoit cette dragueuse faisant ses aller-retour tout le long du chenal.

Le port, véritable porte d'entrée maritime de la Guyane et dont la concession avait été confiée à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane, est depuis le 1er janvier 2013, un établissement public qui a pris le nom de Grand Port Maritime de Guyane. Il accueille environ 90% des échanges à destination et au départ de la Guyane. Jusqu’à la création du port de Pariacabo à Kourou, les éléments du lanceur Ariane arrivaient ici et étaient transportés par la route jusqu’au site du CSG.

En amont de l'infrastructure portuaire, les particuliers ou les professionnels du tourisme ont la possibilité de mettre à l’eau leur embarcation pour remonter le fleuve ou aller vers le large, notamment l’îlet la Mère.
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L'Odyssée - Remire-Montjoly

Étape 11

Délices de Guyane

Depuis 2007, la société Délices de Guyane est devenue une entreprise incontournable du goût et des saveurs de Guyane. Depuis cette date, l’équipe de quinze personnes qui entoure Bernard Boullanger, le PDG, ne cesse d’innover en proposant de nouveaux produits, produits entièrement issus de l’agriculture guyanaise.

Depuis le début du projet, l’objectif est bien sûr la commercialisation mais elle se fait dans un souci de qualité des matières premières et un souci éthique et solidaire. Les agriculteurs sont aujourd’hui en capacité de fournir les ingrédients nécessaires à la fabrication : des piments, des fruits, et lorsque c’est l’époque par exemple, des parépous… Tout est vérifié et contrôlé à l’arrivée et le laboratoire certifie la qualité afin de valider la transformation.

Certifiée ISO 9001, Délices de Guyane ambitionne le développement endogène de la Guyane par la structuration de la filière agricole et par sa participation active au développement économique de la région via la formation et l'insertion.

Du toco au rhum

Les petits bocaux de piments “Toco” ont été les premiers produits à se retrouver dans les  épiceries et les grandes surfaces. De fort à très fort, ces condiments ont tout de suite trouvé leur clientèle. On citera aussi la pâte de piment végétarien, véritable régal pour les palais sensibles ! A également été imaginée une moutarde diablesse qui, comme son nom l’indique, est relevée au goût local, une crème d’ail, des chutneys divers et variés...

Ont suivi les confitures pays, les sirops, du couac, des vinaigres, des épices, et même une gamme de rhums issus de la rhumerie Saint-Maurice de Saint-Laurent-du-Maroni et retravaillés dans les ateliers de Délices de Guyane. Des planteurs sont conditionnés en bouteilles ou en cubis souples pour faciliter le transport. Car, tous les voyageurs qui partent de Guyane emportent avec eux l'un ou l'autre, voire plusieurs, produits Délices de Guyane, pour des cadeaux à faire ou à se faire !

Un vrai travail a été mené sur le packaging, rendant toute la gamme très attractive. Si on trouve tous les produits de Délices de Guyane dans tous les commerces, ainsi que dans la boutique de l’aéroport, la société implantée dans la ZAC de Dégrad-des-Cannes dispose d’un espace de vente où tous les produits sont disponibles. Une boutique a également été ouverte à Paris et la vente par correspondance est aussi proposées.
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L'Odyssée - Remire-Montjoly

Étape 12

Arrivée au débarcadère de Rémire-Montjoly

Arrivée au débarcadère de Rémire-Montjoly