Sinnamary, Guyane française

Description

Les Amérindiens Kali\'nas Christophe Colomb, après son premier voyage de 1492 et sa deuxième expédition qui lui a permis une découverte de l’arc caraïbéen, aurait, après sa troisième traversée, longés les côtes de l’Amérique du Sud, de l’embouchure de l’Orénoque, jusqu’à ce qui allait devenir la Guyane. Mais la découverte de la Guyane est attribuée à Vincente Pinzon, compagnon de route de l'Amiral Colomb qui aurait mis le pied le premier ici, en Guyane.
 
Les recherches semblent indiquer qu’au cours des deux derniers millénaires, la Guyane aurait été un point de convergence entre les peuples amérindiens venus de la Caraïbe, par la mer, les peuples du plateau des Guyanes et les peuples venus du bas Amazone par le vaste réseau de cours d’eau du territoire.
 
L’arrivée des premiers hommes sur le plateau des Guyanes daterait en effet de 6000 ans avant J.-C. Les traces de présence précolombienne en Guyane sont visibles sur quelques sites. Certains ont été mis au jour, comme par exemple quelques roches gravées ou les nombreux polissoirs visibles sur les plages du littoral ou dans des lieux reculés de la jungle amazonienne. Sinnamary n’échappe pas à la règle. En effet, les travaux d’implantation de la zone de lancement de Soyouz ont mis au jour des centaines de sites amérindiens datant de la période précolombienne. C’est dire l’importance du territoire. 
 
L’année 1624 a marqué l’arrivée des premiers colons qui débarquent, ici, à Sinnamary, en provenance de l ‘île de Saint-Christophe aux Antilles. Ils sont accueillis par des Amérindiens Kali’nas, installés ici depuis plusieurs siècles. Les colons découvrent alors les immenses savanes qui caractérisent le lieu et surtout le travail que les Kali’nas  ont mis en œuvre en créant des champs surélevés qui leur ont permis de cultiver des terres jusque là inexploitables car inondables. Cette technique utilisée sur tout le plateau des Guyane de 600 à 1400 après J.-C. est remarquable par l’ingéniosité dont ont fait preuve ces populations.

Aujourd’hui, pour retrouver aujourd’hui les traces de la présence amérindienne sur le territoire de Sinnamary, il faut suivre le sentier de la roche Milô, à partir de la crique Canceler. Une petite marche de moins de deux kilomètres permet de découvrir ces rochers usés par le travail de polissage. Il existe d’autres polissoirs, mais cette fois difficilement accessibles, ceux de la Pointe Brigandin, dans l’estuaire du fleuve. Ce vestige du temps passé est aujourd’hui envahi de végétation, à la limite du cordon littoral formé par la vaste mangrove côtière. Ce site, autrefois au bord de l’océan, a subi le travail incessant de l’érosion de cette forêt qui bouge et dont les palétuviers ont envahi le lieu. Alors, passant le long de la rive du fleuve, fermez les yeux et imaginez le chasseur Kali’na accroupi devant la roche préparant ses outils ! Vous êtes transporté voilà des milliers d’années dans un autre monde !
Translations by
Traduction/Translation: Google Translate

Map

Latitude:
5.356215
- Longitude:
-52.951267

Share this page

Facebook Google+ Twitter Email